Le projet franco-allemand de philosophie à Thallichtenberg

par Cassandre Gallant

 

Nous sommes arrivées a Thallichtenberg le mercredi 27 janvier. Pour être tout a fait honnêtes,  nous n'étions pas toutes très motivées : une semaine sans wifi, enfermées dans un château comme Descartes dans son poêle, pour réfléchir a la liberté, après avoir déjà aborde le sujet pendant trois mois en cours de philo... Quelques unes étaient sceptiques. En plus, il allait falloir philosopher en allemand, autant dire, nous surpasser. Nous nous attendions a trouver des génies stoïques qui seraient nos correspondants allemands. C’est fou comme il peut y avoir de cliches ! La bas, nous nous sommes très bien entendues avec les allemands,  et n’avons pas eu de mal a communiquer. Le lieu était agréable, l’auberge spacieuse et la nourriture de qualité. Le site est un ancien village médiéval, et nous avons passé de belles heures a le visiter – correspondant parfaitement au cliché du promeneur solitaire et rêveur. Un professeur, docteur de l’université de Mayence, a ouvert le bal en nous proposant une conférence sur le „Naturzustand“ selon Locke. Puis, nous avons philosopheé „à l allemande“ en nous prononçant sur la thèse du philosophe anglais, créant ainsi un débat.

Le lendemain, nous avons été reparties en patchworks, dans lesquels se mélangeaient élevés de Duc et élevés allemands. Différents sujets étaient abordes : la liberté et la propriété, la liberté et l’amour, le libre-arbitre... Pour aborder les sujets, les professeurs nous ont proposé une approche ludique : la réflexion était collective et commençait toujours par un débat sur une question ouverte, pour s’orienter ensuite vers nos interprétations personnelles de textes. Nous avons étudie Sartre, Rousseau, Marx, Schopenhauer. Les professeurs avaient mis a notre disposition un dossier de plusieurs pages avec textes, images, quinze, témoignages, réflexion. Chaque jour nous abordions la liberté d'un point de vue nouveau, ce qui nous a permis d’enrichir notre connaissance du sujet mais surtout de ne pas nous ennuyer.

 

En dehors de la philo, notre „Freizeit“ était également bien remplie. Samedi, nous sommes allées a Trêves, ancienne résidence de l’Empereur  romain durant l'antiquité. Nous avons donc commencé la matinée par la visite du musée archéologique –„l’un des plus complets d Europe !“ comme dirait le guide. Nous avons par exemple pu voir le plus gros trésor qu’il nous reste de cette époque.

L'après-midi, nous avons visité la maison de Karl Marx, ou nous avons surtout découvert des choses au sujet de son histoire.

Malgré la pluie, le froid et la fatigue philosophique, nous sommes héroïquement parvenues a trouver assez de motivation pour dévaliser les magasins (en parfaites stoïciennes, nous ne laissions pas les conditions climatiques entraver notre volonté). Dimanche, nous avons quitte l’auberge et repris le train direction Buc pour deux heures de philosophie l'après-midi.

 

PS : Si nous n étés toujours pas convaincu de l'utilité de ce voyage, dites vous que ce fut l occasion de voir notre professeur de mathématiques faire son jogging quotidien.